Le cœur humain, capable de renouveler ses cellules
Durant notre existence, près de la moitié de
certaines cellules cardiaques sont remplacées. La démonstration n’en
aura pas été simple puisque le cœur humain est difficile à étudier.
L’équipe
du Pr Frisén a donc choisi de déterminer l’âge des cellules de façon
rétrospective plutôt que de les marquer à l’avance. Cette méthode est
utilisée pour la datation archéologique et utilise un isotope radioactif
appelé carbone 14. Les chercheurs ont donc « daté »
les cellules cardiaques en les reliant aux explosions nucléaires
aériennes menées entre 1955 et 1963. En fonction de la quantité de
carbone 14 présente dans les cellules et de l’âge des patients dont les
cellules cardiaques ont été étudiées, la datation a pu être réalisée.
L’âge des cellules a donc pu être déterminé a posteriori, donnant des renseignements sur leur taux de renouvellement.
Le Pr Frisén et son équipe ont établi que le renouvellement des cardiomyopathies (environ 20 % des cellules du cœur) était de 1 % par an
dès 25 ans. Le temps fait diminuer le taux, jusqu’à atteindre 0,5 % vers
75 ans.
Le Pr Frisén ajoute : « Nos données montrent que le cœur peut fabriquer de nouveaux cardiomyopathies. [Elles vont] nous
permettre de mieux comprendre la régulation du processus et d’agir sur
ce dernier pour stimuler la régénération des cardiomyopathies perdus, par
exemple, après un infarctus. » Il rappelle par ailleurs l’intérêt des thérapies médicamenteuses pour activer la génération des cellules cardiaques.
Sur ce thème :
cellule cardiaque, renouvellement, carbone 14, infarctus, suède

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